Cérémonie du 11 novembre 2018

La pluie menaçait mais elle a finalement épargné les Coulommoises et Coulommois réunis devant le monument aux Morts pour commémorer l’Armistice du 11 novembre 1918 et rendre hommage au courage de nos Poilus morts ou blessés au cours de ces effroyables combats de la Grande Guerre.

Après le dépôt de la gerbe par les anciens combattants, l’ensemble des personnes présentes a entonné « la Marseillaise » puis Madame le Maire a donné lecture du discours de Monsieur le Président de la République qui nous a rappelé combien la Paix est précaire et nous invitant à la vigilance pour la conserver.

Puis on s’est dirigé vers le cimetière de notre village. Là, les enfants ont déposé un drapeau français sur la tombe de chacun de nos Coulommois « Mort pour la France » afin de leur rendre hommage. Enfin, les cloches de notre église ont sonné pour relever la solennité de cette journée du 11 novembre 2018, cent ans après la signature de Rethondes.

La matinée s’est terminée par un moment de convivialité, bien au chaud,  dans la salle polyvalente.

Madame le Maire remercie chaleureusement Monsieur le Président des Anciens Combattants et les porte-drapeaux et qui ont encadré cette cérémonie, les Coulommois qui se sont déplacés plus nombreux qu’à l’habitude, les enfants qui ont participé à cette commémoration et l’intégralité de son Conseil municipal car tous les élus étaient présents pour rendre hommage à nos anciens de 14-18.

Madame Françoise BERNARD


MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918

11 novembre 2018

 

Un siècle…

Un siècle que l’Armistice du 11 novembre 1918 est venu mettre un terme aux combats fratricides de la Première Guerre Mondiale, à cet affrontement interminable, nation contre nation, peuple contre peuple, avec ses tranchées pleines de boue, de sang et de larmes, ses orages de feu et d’acier qui grondaient par tous les temps et déchiraient les ciels les plus calmes, ses champs de bataille éventrés et la mort omniprésente.

Le 11 novembre 1918, un grand soupir de soulagement traverse la France. Depuis Compiègne où l’Armistice a été signé à l’aube, il se propage jusqu’aux champs de bataille. 

Enfin, après 4 interminables années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front occidental.                      

Enfin, le vacarme funeste des canons laisse place à la clameur allègre qui s’élève de volées de cloches en sonneries de clairons, d’esplanades de grandes villes en places de villages.

Partout, on célèbre alors avec fierté la victoire de la France et de ses alliés. Nos poilus ne se sont pas battus pour rien, ils ne sont pas morts en vain : la Patrie est sauvée, la paix, enfin, va revenir !                       

Mais partout aussi, on constate le gâchis et on éprouve d’autant plus le deuil ; là un fils pleure son père, ici un père pleure son fils, là, comme ailleurs, une veuve pleure son mari.

Et partout on voit défiler des cortèges de mutilés et de gueules cassées.

Françaises, Français, dans chacune de nos villes et dans chacun de nos villages, Françaises, Français de toutes générations et de tous horizons, nous voilà rassemblés en ce 11 novembre, pour commémorer la Victoire, mais aussi pour célébrer la Paix.

Nous sommes réunis dans nos communes, devant nos Monuments aux Morts, pour rendre hommage et dire notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont défendus hier mais aussi à ceux qui nous défendent aujourd’hui, jusqu’au sacrifice de leur vie.

Nous nous souvenons de nos Poilus, morts pour la France, de nos civils dont beaucoup aussi ont perdu la vie, de nos soldats marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit, de nos villages détruits, de nos villes dévastées.                                                                 

Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l’honneur de tous ceux qui ont quitté leur terre et sont venus d’Afrique, du Pacifique et d’Amérique sur ce sol de France qu’ils n’avaient jamais vu et qu’ils ont pourtant vaillamment défendu. Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l’honneur des dix millions de combattants de tous les pays qui ont été envoyés dans ces combats terribles.

Françaises, Français, nous sommes aussi unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition car le siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de la Paix.                                                   

Nous savons avec quelle force les nationalismes, les totalitarismes peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l’idée même de civilisation. Nous savons avec quelle célérité l’ordre multilatéral peut soudain s’écrouler. Nous savons que l’Europe unie, forgée autour de la réconciliation de la France et de l’Allemagne, est un bien plus fragile que jamais.

Vigilance !! Tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l’effroyable hécatombe de la Grande Guerre.                                                       

Ainsi serons-nous dignes de la mémoire de celles et de ceux qui, il y a UN SIÈCLE, sont tombés.                       

Ainsi serons-nous dignes du sacrifice de celles et de ceux qui, aujourd’hui, font que nous nous tenons là, unis, en peuple libre.

Vive l’Europe de paix !

Vive la République !

Et vive la France !